Alfa Romeo Track Day sur le circuit Bugatti

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Quand on reçoit un SMS qui dit : “ça te dirait de rouler sur le Bugatti avec la 4C, la Giulia QV et le Stelvio QV“, non seulement la réponse part dans la minute, mais j’ai déjà un pied dans ma voiture en direction du mythique circuit à une heure de chez moi.

Il faut dire que si j’ai déjà eu l’occasion de tester ces 3 modèles lors de sessions routières, les piloter sur circuit accompagné de professionnels est une toute autre expérience. D’autant plus quand il s’agit d’amadouer les 510ch des versions Quadrifoglio verde (trèfle vert à quatre feuilles en italien).

Conseillé et bousculé par Dino Lunardi et Charlotte Berton lors des sessions de pilotage ou pendant le baptême passager du Stelvio Quadrifoglio c’était un pur bonheur.

Alfa Romeo 4C

LA 4C symbolise à elle seule le slogan de la marque Lombarde : “la meccanica delle emozioni”
Sous le capot se cache un moteur 4 cylindres développant 240 ch et 350 Nm de couple. Et avec un poids contenu sous les 900 kg et une boite robotisée. Il ne reste plus qu’à prendre du pur plaisir et afficher fièrement un sourire jusqu’aux oreilles.

J’avais testé la version Spider sur les routes du Luberon et je m’étais fait la remarque que la direction et le centre de gravité étaient peu adaptés pour se promener et se garer en ville. Mais sur un circuit? L’affaire est tout autre. Une fois lancée, la 4C se place impeccablement dans les courbes, son poids plume permet de repartir de plus belle en sortie de virage et bien menée avec les conseils avisés des moniteurs, je me prend même au jeu de mettre quelques gouttes de sueur sur le front des compétiteurs qui tournent sur le circuit en même temps que moi.

Alfa Romeo Stelvio QV

J’ai eu l’occasion de tester le Stelvio sur le col du Stelvio d’où il tire son nom. A l’époque la version 280ch m’avait laissé sans voix pour bouger les presque 2 tonnes du SUV. Sur le circuit, c’est la version Quadrifoglio de 510ch et 600 Nm de couple qui est présente. Pour le coup, c’est en tant que passager que j’ai effectué un tour du Bugatti “pleine balle”. Et croyez-moi, les pilotes de Porsche et consort qui ont vu débarquer les 1800 kilos du SUV dans leur rétro ont eu encore plus chaud que moi. Cela à même déclencher quelques visites dans le paddock Alfa Romeo de curieux qui se sont fait doubler tout au long de la journée.

A nouveau, comme pour son cousin le Maserati Levante, on pourra reprocher aux italiens d’avoir céder aux sirènes du SUV, pour autant selon moi, le groupe FCA a prouver que sportivité et SUV n’étaient pas des mots antinomique. Après avoir découvert la surprise au salon de Genève au mois de mars, je suis impatient de voir ce que donnera le futur Tonale !

Alfa Romeo Giulia QV

Dernier essai de la journée et pas des moindres, avec les 510ch de la Giulia Quadrifoglio. J’avais eu l’occasion de titiller la version Veloce et ses 280ch sur l’autoroute qui descend du lac de Côme vers Milan, mais à nouveau, rien à voir avec une séance sur le Bugatti et ses virages.

La puissance est beaucoup plus brute que la 4C (logique avec le double de chevaux me direz-vous). Le V6 bi-turbo pousse littéralement la voiture en vous collant au siège. Si la barre des 200km/h se dépasse allègrement dans la grande ligne droite, les freinages pour entamer le S du Dunlop sont puissants.

A nouveau, on se prend à coller les compétiteurs du jour sous les encouragements de Dino qui garde toujours l’esprit de compétition même sur une journée sans autre enjeu que le plaisir de rouler.

Tinseau Test days by Christophe Tinseau

Ces essais étaient organisés dans le cadre des “Tinseau Test Days“, un événement automobile imaginé par le pilote automobile du même nom. Plusieurs sessions sont organisées chaque année sur différents circuits et permettent de venir rouler en loisirs avec différentes marques.

C’est à mon sens, la seule manière de tester la vraie puissance d’une voiture en respectant le code de la route. Le tout, encadré par des professionnels.

Bilan du track day

Cette journée d’essai Alfa Roméo avec des voitures non-préparées pour la compétition (il s’agit de modèles “sport” de la marque Milanaise mais qui sont destinés à rouler sur route) prouvent si il le fallait que les italiens ont toujours dans un coin de la tête la sportivité pour leur modèle. Même si il est toujours compliqué d’avoir des voitures “plaisir” comme la 4C dans la gamme, c’est un véritable atout selon moi.

Giulia et Stelvio étant plus polyvalentes puisque ce sont de véritables routières qui proposent assez de places pour emmener les enfants et les valises en vacances.

Un merci tout particulier à l’équipe Alfa Roméo pour cette invitation.

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